À Mâcon, les DPE de septembre 2026 révèlent un parc surtout classé C et D

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 recense 13 394 diagnostics enregistrés à Mâcon, sans correspondre nécessairement à autant de logements uniques. Les classes C et D dominent cette photographie, tandis que les étiquettes F et G représentent 5,7 % des enregistrements.

À Mâcon, les DPE de septembre 2026 révèlent un parc surtout classé C et D — Mâcon

À Mâcon, la photographie des diagnostics énergétiques publiée ici au 24 septembre 2026 ne se résume pas aux étiquettes les plus défavorables. Son trait principal est la place des classes C et D, dans un corpus où les périodes de construction anciennes sont largement représentées. L’actualité tient à l’analyse de la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre, et non à un événement municipal. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, ces données donnent des repères locaux. Leur lecture exige toutefois une précaution constante : elles décrivent des diagnostics enregistrés, pas un décompte de logements uniques.

Une photographie officielle de diagnostics, pas un recensement des logements

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Mâcon
A44
B322
C4 805
D5 281
E2 179
F548
G215
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

Le périmètre étudié est celui de Mâcon, en Saône-et-Loire, identifié par le code INSEE 71270. Le jeu local retient une population communale de référence de 35 177 habitants et contient 13 394 diagnostics enregistrés. Ces deux nombres ne mesurent pas la même chose : l’un porte sur des habitants, l’autre sur des enregistrements de diagnostics. Il ne serait donc pas pertinent d’en tirer une proportion de logements couverts. Un même logement pouvant apparaître plusieurs fois dans la base, le volume disponible ne permet pas davantage de connaître le nombre exact de biens distincts représentés dans cette extraction.

La date doit elle aussi être lue précisément. Le 24 septembre 2026 est la date de cette analyse ; le 18 septembre 2026 est celle de l’extraction ADEME utilisée. Les éléments fournis constituent une photographie locale, sans série antérieure permettant de mesurer une évolution. Ils ne démontrent donc ni amélioration ni dégradation récente du parc diagnostiqué. Certaines caractéristiques se rapportent en outre à un sous-ensemble explicitement nommé : la période de construction dominante est calculée sur le corpus géolocalisé. Garder ces périmètres en tête évite de présenter toutes les proportions comme si elles décrivaient exactement la même population de biens.

Le centre de gravité local se situe dans les classes C et D

La classe D arrive en tête avec 5 281 diagnostics, soit 39,4 % des enregistrements, devant la classe C, qui en compte 4 805, soit 35,9 %. Cette concentration constitue le premier repère du profil mâconnais. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B rassemblent respectivement 44 et 322 diagnostics, soit 0,3 % et 2,4 %. Le contraste est net dans le corpus, mais il ne constitue pas un classement de la commune par rapport à d’autres territoires. Aucun élément de comparaison extérieur n’est fourni, et cette répartition ne suffit pas à qualifier la performance de chaque logement.

Les diagnostics classés E occupent une place distincte : ils sont 2 179, soit 16,3 % des enregistrements. Leur poids dépasse celui des classes F et G réunies, qui totalisent 763 diagnostics, soit 5,7 %. Dans le détail, F représente 548 enregistrements et G en représente 215. Pour un lecteur intéressé par la vente ou la location, cette distribution invite à ne pas limiter l’attention aux seules étiquettes F et G. La classe E est davantage représentée et entre également dans les faits réglementaires fournis. Ces volumes restent toutefois des nombres de diagnostics, sans décompte disponible des propriétaires ou des logements uniques concernés. Si vous préparez une cession, notre outil d’estimation immobilière à Mâcon s’appuie sur les transactions réelles enregistrées dans la commune.

  • A et B : respectivement 44 diagnostics (0,3 %) et 322 diagnostics (2,4 %).
  • C et D : respectivement 4 805 diagnostics (35,9 %) et 5 281 diagnostics (39,4 %).
  • E : 2 179 diagnostics (16,3 %) ; F : 548 (4,1 %) ; G : 215 (1,6 %).

À Mâcon, les constructions de 1948 à 1974 représentent 49,2 % du corpus

La période 1948-1974 domine le corpus géolocalisé, dont elle représente 49,2 %. Les autres repères chronologiques indiquent 21,8 % de bâti antérieur à 1949, 71,0 % antérieur à 1975 et 87,7 % correspondant aux périodes antérieures à 2001. Ces données donnent une profondeur historique à la photographie énergétique locale. Elles montrent que les constructions anciennes occupent une place importante dans les données étudiées. Elles ne décrivent cependant pas les éventuelles transformations de chaque bien depuis sa construction. La période d’origine est donc un élément de contexte, et non un résumé de l’état actuel ou de la performance énergétique d’un logement particulier.

Il faut également éviter d’additionner ces pourcentages. Les seuils « antérieur à 1949 », « antérieur à 1975 » et « antérieur à 2001 » renvoient à des ensembles emboîtés, tandis que 1948-1974 désigne une tranche de construction. Surtout, les faits fournis ne croisent pas les périodes avec les étiquettes énergétiques. On ne peut donc pas attribuer la prédominance de C et D, ou la présence de F et G, à une époque de construction précise. Pour un acquéreur comme pour un vendeur, l’utilité de ces repères est de situer le bien dans son contexte local, sans déduire son diagnostic de sa seule ancienneté.

Les maisons individuelles pèsent peu dans le profil observé

Les maisons individuelles représentent 9,1 % dans les données locales, tandis que la surface médiane indiquée est de 65 m². Ce profil mérite d’être conservé à l’esprit lorsqu’on interprète les résultats communaux : ceux-ci ne décrivent pas principalement des maisons individuelles. La médiane de surface constitue un repère central du corpus, pas la superficie type de chaque bien proposé à la vente ou à la location. Elle ne renseigne pas non plus sur les écarts entre les surfaces observées. Aucune ventilation par étiquette, période de construction ou secteur n’est fournie pour préciser ces différences dans les données disponibles ici.

Cette faible part de maisons compte notamment pour la lecture des obligations liées à la vente. Le périmètre réglementaire fourni pour l’audit énergétique distingue les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété. Or les données locales ne donnent ni le nombre de ces immeubles ni le croisement entre type de bien et classe énergétique. Il serait donc erroné de transformer le total des diagnostics E, F et G en nombre de ventes soumises à audit. La typologie du bien et son étiquette constituent deux informations distinctes ; leur répartition séparée à l’échelle communale ne permet pas de reconstituer leur combinaison pour chaque propriété.

Chauffage urbain et médianes : des repères sans facture garantie

Le réseau de chauffage urbain apparaît comme le chauffage principal mis en avant dans l’extraction, avec 6 562 diagnostics. C’est une caractéristique importante du profil énergétique observé à Mâcon. Elle doit néanmoins être formulée à la bonne échelle : ce nombre compte des diagnostics mentionnant ce chauffage, et non nécessairement autant de logements distincts. Les faits fournis ne précisent pas leur répartition entre les classes A à G ni entre les périodes de construction. Ils ne permettent donc pas d’affirmer que le réseau explique la concentration en C et D, ou qu’il détermine à lui seul le résultat énergétique d’un bien.

La consommation médiane atteint 199 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 194 €. Ces deux indicateurs complètent les étiquettes, mais ils ne constituent pas une promesse pour un vendeur, un bailleur ou un acquéreur. Le second est explicitement une estimation, et aucune facture individuelle n’est fournie. Par ailleurs, les médianes de surface, de consommation et de coût ne décrivent pas nécessairement le même diagnostic. On ne peut donc pas les assembler pour fabriquer un logement représentatif de 65 m² auquel seraient automatiquement associés ces niveaux de consommation et de dépense. Chaque valeur conserve sa fonction de repère statistique séparé.

  • Surface médiane : 65 m², sans ventilation fournie par étiquette énergétique.
  • Consommation médiane : 199 kWh/m²/an, sans valeur individuelle déductible.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 194 €, et non une facture garantie.
  • Réseau de chauffage urbain : 6 562 diagnostics, sans croisement fourni avec les classes énergétiques.

Des secteurs identifiés, mais aucun classement local possible

Les secteurs IRIS analysés sont Centre Ville, Centre Nord, Blanchettes, Bioux et Herriot. Leur présence dans le périmètre d’analyse apporte un repère géographique, mais aucun chiffre détaillé par secteur n’accompagne les faits disponibles. Il n’est donc pas possible de désigner un secteur comme plus performant, plus ancien ou davantage concerné par les étiquettes F et G. De même, la place du chauffage urbain ne peut pas être attribuée à l’un de ces secteurs. Pour un projet immobilier situé dans l’un d’eux, les résultats communaux restent un contexte général ; ils ne constituent pas une description chiffrée du voisinage ni du bien.

Le volet Géorisques recense trois familles : mouvement de terrain, séisme et transport de marchandises dangereuses. Les repères fournis indiquent une zone sismique 2, qualifiée de faible, ainsi qu’un potentiel radon de niveau 1. Ces informations relèvent d’une autre dimension que les étiquettes énergétiques. Elles ne permettent ni d’expliquer une classe DPE ni d’attribuer une exposition précise à chaque adresse. Le recensement de familles de risques n’est pas non plus le récit d’un événement survenu dans la commune. Pour les lecteurs, l’essentiel est de conserver ces informations séparées, sans transformer une mention à l’échelle locale en constat concernant un logement particulier.

Pour vendre ou acheter, distinguer la classe du bien et le champ de l’audit

Le fait réglementaire fourni concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E entre dans ce champ depuis le 1er janvier 2025. À Mâcon, ses 2 179 diagnostics enregistrés donnent à cette étiquette une place importante dans la lecture des données, au-delà des seules classes F et G. Mais ce volume n’indique pas combien de maisons ou d’immeubles en monopropriété sont concernés. Le corpus ne fournit pas ce croisement, et les répétitions possibles pour un même logement empêchent également d’en déduire un nombre de biens uniques.

Pour un propriétaire vendeur, le message concret est donc moins un chiffre communal qu’une distinction : la classe énergétique et la catégorie du bien déterminent la lecture du périmètre d’audit décrit ici. Pour un acquéreur, la majorité de diagnostics C et D constitue seulement un point de comparaison local ; elle n’établit pas la performance du bien envisagé. Les données ne comportent aucun prix de transaction, délai de vente ou montant de travaux. Elles ne permettent donc de chiffrer ni une décote, ni une valorisation, ni un budget de rénovation. L’analyse renseigne le contexte énergétique de la décision, sans produire une estimation immobilière individuelle.

Pour louer, trois étiquettes à lire selon des échéances distinctes

En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite F en 2028 et E en 2034. Au 24 septembre 2026, ces trois classes ne se lisent donc pas au même horizon. Dans l’extraction mâconnaise, G compte 215 diagnostics, F en compte 548 et E en compte 2 179. Ces nombres éclairent le poids relatif des étiquettes dans le corpus ; ils ne mesurent pas le nombre de logements actuellement loués, de nouveaux baux ou de bailleurs concernés, informations absentes des faits fournis.

La principale conclusion locale tient à cette double lecture : les diagnostics C et D dominent, mais la classe E occupe une place plus importante que F et G réunies. Pour les bailleurs, cela distingue un enjeu déjà applicable aux nouveaux baux en G d’échéances prévues pour d’autres classes. Pour les vendeurs et acquéreurs, cela rappelle que l’analyse ne doit pas s’arrêter aux étiquettes les plus défavorables. Cette photographie de septembre 2026 reste néanmoins celle des diagnostics enregistrés : elle ne permet de connaître ni tous les logements de Mâcon, ni leur situation locative, ni leur trajectoire énergétique depuis une extraction précédente.

  • G : critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025.
  • F : échéance prévue en 2028.
  • E : échéance prévue en 2034.

Questions fréquentes

Les 13 394 diagnostics correspondent-ils à autant de logements à Mâcon ?

Non. La base contient 13 394 diagnostics enregistrés dans le périmètre local, mais un même logement peut apparaître plusieurs fois. Le nombre de logements uniques ne peut pas être déduit des faits fournis.

Quelles étiquettes dominent la photographie de septembre 2026 ?

D arrive en tête avec 5 281 diagnostics, soit 39,4 %, devant C avec 4 805 diagnostics, soit 35,9 %. E représente 16,3 % des enregistrements ; F et G réunies en représentent 5,7 %.

La classe E est-elle concernée par l’audit énergétique lors d’une vente ?

Oui. En métropole, l’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G, avec inclusion de la classe E depuis le 1er janvier 2025. Les données locales ne dénombrent pas les biens uniques relevant de ce périmètre.

Sources officielles

Demander un devis gratuit