DPE à Herriot, Mâcon : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Herriot, l’analyse de 950 DPE décrit un quartier presque exclusivement composé d’appartements, où les classes C et D sont les plus représentées. Les indicateurs médians de consommation et de coût sont inférieurs à ceux de Mâcon, mais la proportion de logements F ou G est légèrement supérieure.

DPE à Herriot, Mâcon : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier — Mâcon

Le dossier énergétique de Herriot repose sur 950 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 13 842 DPE à Mâcon. Ces données permettent de décrire les biens diagnostiqués dans le quartier, leurs périodes de construction et leurs niveaux de performance. Elles ne constituent toutefois pas une description individuelle de chaque logement proposé à la vente ou à la location. Leur intérêt est de fournir un cadre de comparaison local : quelle place occupent les appartements, quelles étiquettes reviennent le plus souvent et quels écarts apparaissent avec la ville ? Pour interpréter ces résultats, il faut distinguer les caractéristiques du bâti, la distribution des classes énergétiques et les valeurs médianes de consommation ou de coût.

Un bâti d’appartements, majoritairement antérieur à 1975

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Herriot)Part du quartier
A00,0 %
B20,2 %
C41643,8 %
D33935,7 %
E13514,2 %
F293,1 %
G293,1 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Herriot (Mâcon).

Les maisons individuelles représentent seulement 1,3 % des logements diagnostiqués à Herriot, le reste correspondant à des appartements. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 33,4 % des diagnostics du quartier. Elle ne forme pas à elle seule une majorité, mais constitue le groupe dominant. En ajoutant les constructions plus anciennes, la part du bâti antérieur à 1975 atteint 56,0 %. Les logements construits avant 1948 représentent, quant à eux, 22,6 % du quartier, contre 21,8 % à Mâcon. Herriot présente donc une proportion de bâti ancien légèrement supérieure à celle de la ville sur ce dernier indicateur. Ces repères situent l’âge des logements sans permettre, à eux seuls, de déduire leur isolation, leurs équipements ou leurs éventuels travaux.

  • Typologie : avec 1,3 % de maisons individuelles, les résultats décrivent avant tout un parc d’appartements diagnostiqués. Ils sont donc moins directement représentatifs d’une maison particulière située dans le quartier.
  • Ancienneté : la période 1948-1974 rassemble 33,4 % des diagnostics. Cette concentration donne un repère sur le bâti, mais les données ne détaillent pas les caractéristiques techniques des immeubles concernés.
  • Comparaison historique : la part construite avant 1948 est de 22,6 % à Herriot et de 21,8 % à Mâcon. Cette proximité ne signifie pas que les logements présentent tous les mêmes performances.

Les classes C et D structurent le profil énergétique

La répartition des 950 DPE montre une nette concentration dans les classes C et D : 416 diagnostics sont classés C et 339 sont classés D. La classe E compte ensuite 135 diagnostics. À l’extrémité la plus performante de l’échelle, aucun diagnostic A n’apparaît dans l’échantillon et seulement 2 diagnostics sont classés B. À l’autre extrémité, les classes F et G regroupent chacune 29 diagnostics. Le profil du quartier ne se résume donc ni aux logements les plus économes ni aux passoires énergétiques. Il est surtout marqué par les deux classes centrales les plus représentées, C et D. Cette distribution invite à regarder l’étiquette du bien concerné plutôt qu’à lui attribuer automatiquement un niveau de performance à partir de son adresse.

  • Classes A et B : 0 diagnostic A et 2 diagnostics B. Ces résultats indiquent une présence très limitée des meilleures étiquettes dans l’échantillon analysé, sans renseigner sur les logements qui n’y figurent pas.
  • Classes C et D : 416 diagnostics C et 339 diagnostics D. Ce sont les catégories les plus fréquentes et les principaux points de repère pour situer un logement diagnostiqué à Herriot.
  • Classe E : 135 diagnostics. Cette catégorie reste distincte des logements F et G ; sa présence rappelle que le parc ne se partage pas uniquement entre classes centrales et passoires.
  • Classes F et G : 29 diagnostics F et 29 diagnostics G, soit 58 logements au total. Ces logements appellent une lecture spécifique de leur diagnostic lors de la préparation d’un projet immobilier.

Des médianes inférieures à Mâcon, mais davantage de F et G

La consommation médiane est de 192 kWh/m²/an à Herriot, contre 199 kWh/m²/an à Mâcon. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 123 €, contre 1 194 € pour la ville. La surface médiane est également plus petite : 62 m² dans le quartier, contre 65 m² à l’échelle communale. Ces indicateurs doivent être lus ensemble, sans attribuer l’écart de coût à une cause unique que les données ne démontrent pas. Parallèlement, la proportion de passoires F et G atteint 6,1 % à Herriot, contre 5,5 % à Mâcon. Une consommation médiane inférieure peut donc coexister avec une proportion légèrement supérieure de logements dans les classes les moins performantes. Les médianes et les extrémités de la distribution décrivent des dimensions différentes du parc.

Vendre à Herriot : situer le bien sans généraliser

Pour préparer une vente, ces statistiques servent d’abord à replacer le logement dans son environnement énergétique. Un appartement classé C appartient à la catégorie la plus représentée, avec 416 diagnostics ; un logement F ou G relève d’un ensemble moins fréquent, comptant 58 logements diagnostiqués. Cette comparaison peut aider à présenter clairement la situation du bien, mais elle ne permet pas de calculer une valeur de vente ni une éventuelle décote. Aucun prix immobilier ni historique de transaction n’est fourni. De même, l’ancienneté du bâtiment ne suffit pas à expliquer son classement. Le dossier du logement doit rester le point de départ de la présentation : étiquette, consommation et coût estimé propres au bien, lorsqu’ils sont disponibles, plutôt que reprise des seules médianes du quartier.

Louer à Herriot : distinguer budget estimé et situation du logement

Pour un projet de location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 123 € fournit un repère territorial, pas le budget prévisible de chaque occupant. La surface médiane de 62 m² ne décrit pas davantage tous les appartements disponibles. Un candidat locataire ou un bailleur doit donc distinguer les chiffres du quartier des informations attachées au logement étudié. La présence de 29 diagnostics F et de 29 diagnostics G souligne aussi l’importance d’identifier précisément la classe du bien. Les faits fournis ne détaillent pas les règles applicables à la location : ils ne permettent pas de conclure ici sur la possibilité de louer un logement particulier. Ils permettent seulement de situer sa performance parmi les diagnostics analysés à Herriot.

Questions fréquentes

Herriot est-il plus performant énergétiquement que Mâcon ?

Les résultats ne permettent pas une réponse unique. La consommation médiane de Herriot est inférieure à celle de Mâcon, avec 192 contre 199 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est également inférieur, à 1 123 € contre 1 194 €. En revanche, les classes F et G représentent 6,1 % des diagnostics du quartier, contre 5,5 % dans la ville.

L’ancienneté du bâti explique-t-elle les étiquettes à Herriot ?

Les logements antérieurs à 1975 représentent 56,0 % des diagnostics, et la période dominante est 1948-1974. Cependant, les faits fournis ne croisent pas les années de construction avec les étiquettes. Il n’est donc pas possible d’attribuer une classe énergétique à une période précise, ni de déterminer le rôle de travaux ou d’équipements qui ne sont pas décrits.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un logement ?

Le montant de 1 123 € peut être cité comme coût énergétique annuel médian estimé à Herriot, en précisant son caractère statistique. Il ne doit pas être présenté comme le coût propre au logement vendu ou loué. La médiane de surface, de 62 m², rappelle également que ces données résument un ensemble de biens et non une situation individuelle.

Sources officielles

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