DPE aux Blanchettes à Mâcon : bâti, étiquettes et enjeux pour vendre ou louer

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Aux Blanchettes à Mâcon, les 1 198 DPE analysés décrivent un parc presque exclusivement composé d’appartements, principalement construits entre 1948 et 1974. Les étiquettes D et E dominent, tandis que la part des logements classés F ou G reste proche de celle observée dans la ville.

DPE aux Blanchettes à Mâcon : bâti, étiquettes et enjeux pour vendre ou louer — Mâcon

Le dossier DPE des Blanchettes repose sur 1 198 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 13 842 DPE à Mâcon. Ces observations permettent de décrire le profil énergétique des logements diagnostiqués dans le quartier et de le comparer aux indicateurs disponibles pour la ville. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements des Blanchettes. La lecture doit donc rester attachée au périmètre analysé : les proportions concernent les diagnostics disponibles, sans préjuger de la situation de chaque adresse. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces données apportent un contexte utile, mais elles ne remplacent pas l’examen du DPE du logement concerné.

Un bâti dominé par les appartements de 1948 à 1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Blanchettes)Part du quartier
A00,0 %
B00,0 %
C524,3 %
D42935,8 %
E64854,1 %
F352,9 %
G342,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Blanchettes (Mâcon).

Le profil constructif des Blanchettes se distingue par une forte concentration sur la période 1948-1974, qui représente 93,7 % des diagnostics du quartier. La part du bâti antérieur à 1975 atteint 95,7 %, tandis que les logements construits avant 1948 n’en représentent que 1,9 %. À l’échelle de Mâcon, cette dernière proportion s’élève à 21,8 % : le quartier relève donc beaucoup moins du bâti le plus ancien que l’ensemble communal. Il reste néanmoins très majoritairement constitué de logements d’avant 1975. Les maisons individuelles occupent une place marginale, avec 0,4 % des diagnostics, le reste concernant des appartements. Ce portrait décrit une période et une forme d’habitat dominantes ; il ne renseigne pas, à lui seul, sur les matériaux, les équipements ou les rénovations réalisées.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 93,7 % des diagnostics. Cette concentration est un repère pour comprendre le quartier, sans attribuer automatiquement la même performance à tous les logements de cette génération.
  • Ancienneté du parc : 95,7 % des diagnostics concernent des logements d’avant 1975, contre seulement 1,9 % d’avant 1948. Ces deux indicateurs distinguent le bâti ancien au sens large du bâti antérieur à 1948.
  • Forme d’habitat : les maisons individuelles représentent 0,4 % de l’échantillon. Les résultats décrivent donc essentiellement des appartements et ne permettent pas de caractériser séparément la performance des maisons du quartier.

Des étiquettes D et E majoritaires, 69 logements classés F ou G

La répartition des étiquettes fait apparaître une nette prédominance de la classe E, avec 648 diagnostics, suivie de la classe D, qui en compte 429. La classe C rassemble 52 diagnostics, tandis qu’aucun classement A ou B n’est présent dans l’échantillon. À l’autre extrémité, 35 logements sont classés F et 34 sont classés G. Les 69 logements F ou G représentent ainsi 5,8 % du total analysé. Le principal enseignement ne se limite donc pas aux passoires énergétiques : le quartier présente surtout un grand nombre de logements classés D et E. L’absence d’étiquettes A et B doit être comprise comme un constat sur les diagnostics disponibles, et non comme la preuve qu’aucun logement du quartier ne pourrait relever de ces classes.

  • A : 0 diagnostic ; B : 0 diagnostic ; C : 52 diagnostics. Les classes les mieux notées sont absentes ou peu représentées dans les observations fournies.
  • D : 429 diagnostics ; E : 648 diagnostics. Ces deux classes structurent le profil énergétique observé, avec une présence particulièrement marquée de l’étiquette E.
  • F : 35 diagnostics ; G : 34 diagnostics. Leur total de 69 logements correspond à une part de passoires de 5,8 %, à examiner sans assimiler tout le quartier à ces situations.

Des consommations médianes supérieures aux repères de Mâcon

La comparaison avec Mâcon repose ici sur des médianes et sur la proportion de logements F ou G, plutôt que sur une moyenne générale des étiquettes. Aux Blanchettes, la consommation médiane atteint 258 kWh/m²/an, contre 199 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur : 1 369 €, contre 1 194 €. Dans le même temps, la surface médiane des logements diagnostiqués est plus petite, à 59 m² contre 65 m². La part des passoires reste, elle, proche du niveau communal, avec 5,8 % contre 5,5 %. Ces indicateurs montrent qu’une proportion voisine de F et G ne signifie pas un profil de consommation identique. Ils doivent être lus ensemble, sans confondre consommation par mètre carré, estimation annuelle et dimension des logements.

Vendre aux Blanchettes : situer le bien sans généraliser

Pour préparer une vente aux Blanchettes, l’intérêt de cette analyse est de situer le logement dans son environnement énergétique, sans lui attribuer les caractéristiques médianes du quartier. Un appartement classé E appartient à la catégorie la plus représentée, avec 648 diagnostics, mais cette fréquence ne suffit pas à décrire son état ni ses besoins éventuels de travaux. Un classement F ou G correspond à un groupe plus restreint, de 69 logements, dont la situation mérite une lecture individualisée. Le vendeur peut organiser la présentation du bien autour de son étiquette, de sa consommation estimée et des éléments effectivement documentés. Les données disponibles ne renseignent ni les transactions ni les valeurs immobilières : elles ne permettent de déduire aucune décote, aucune prime liée au DPE et aucun effet chiffré sur la vente.

Louer aux Blanchettes : examiner le DPE de l’appartement concerné

Pour une mise en location ou une recherche locative, la consommation médiane de 258 kWh/m²/an constitue un repère de quartier, pas une prévision personnalisée. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à distinguer l’étiquette du logement, les estimations présentées dans son DPE et les indicateurs collectifs des Blanchettes. La forte présence d’appartements rend cette lecture à l’échelle du bien particulièrement importante : le profil général ne décrit pas les caractéristiques de chaque lot. Les 35 classements F et les 34 classements G signalent des situations énergétiques à examiner attentivement. Toutefois, les seuls faits fournis ne comprennent pas de cadre réglementaire locatif. Ce dossier ne peut donc pas conclure à l’autorisation ou à l’interdiction de louer un logement précis, ni préciser les obligations applicables à sa situation.

Questions fréquentes

Les Blanchettes sont-elles plus énergivores que l’ensemble de Mâcon ?

La consommation médiane des diagnostics du quartier est supérieure au repère communal : 258 kWh/m²/an contre 199 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est aussi plus élevé, à 1 369 € contre 1 194 €. En revanche, la part des F et G reste proche, avec 5,8 % contre 5,5 %. Le constat porte sur ces indicateurs de l’échantillon, pas sur chaque logement ni sur une comparaison complète de toutes les étiquettes de la ville.

Quel type de logement les DPE des Blanchettes décrivent-ils principalement ?

Les diagnostics concernent presque exclusivement des appartements, les maisons individuelles ne représentant que 0,4 % de l’échantillon. La période 1948-1974 domine avec 93,7 % des observations, et la surface médiane est de 59 m². Ces repères décrivent le bâti analysé, mais ils ne précisent pas les systèmes de chauffage, les matériaux de construction ou les travaux déjà réalisés. Ils ne suffisent donc pas à déterminer la performance d’un appartement particulier.

Peut-on utiliser les chiffres du quartier pour préparer une vente ou une location ?

Oui, comme éléments de contexte : les 1 198 diagnostics permettent notamment de situer une étiquette parmi celles observées aux Blanchettes. Ils ne remplacent cependant pas le DPE propre au bien. Pour vendre ou louer, il convient de s’appuyer sur ses caractéristiques documentées plutôt que sur les seules médianes du quartier. Les données fournies ne permettent pas de chiffrer un effet sur la valeur du logement ni de statuer sur sa situation réglementaire.

Sources officielles

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